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dranreb0434.overblog.com photos de montagne - PERSONNELLES et FFRANDONNEE 04 - photos de faune et de flore - photos Compostelle

Vers COMPOSTELLE 2016 - HISTOIRE et ANECDOTES sur LA CANTABRIE et LE PAYS BASQUE

Ber Dranreb

HISTOIRE, ANECDOTES et PATRIMOINE

de LA CANTABRIE et du PAYS BASQUE

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LA CROIX BASQUE 

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le svastika ( ou LAUBURU ) : la virgule, associé à trois autres identiques, forme un svastika ( croix gammée ) où croix à quatre virgules qui devient alors un symbole solaire, représentant les quatre saisons, les quatre éléments (terre, eau, feu, air) et le mouvement éternel de la vie. Ce motif est en pays basque, la croix Basque , le Lauburu. C'est un symbole positif ; il doit attirer sur la maison, bonheur et prospérité.

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Le POTTOK ( prononcer Pottiok )

 

 

Le pottok est une race de poney vivant principalement à l'ouest du Pays basque, dans les Pyrénées. D'origine très ancienne , Paléolithique, il a été conservé presque identique jusqu'à nos jours ), il présente des ressemblances morphologique avec les chevaux des peintures rupestres de la région. Les pottoks seraient issus des petits chevaux qui peuplaient le Sud-Ouest de l'Europe, il y a environ un million d'années. Les plus récentes études scientifiques le rattachent au tronc des races de chevaux dites Cantabriques-pyrénéennes ( cántabro-pirenaico ), ce qui l'apparente au Garrano, à l'Asturcón, au Jaca Navarra et au Mérens (ce dernier serait mélangé avec des chevaux ibériques et berbères). Une étude génétique montre clairement le regroupement de trois races espagnoles d'origine celtiques provenant de l'Atlantique : le Jaca Navarra, le poney galicien et le Pottok.

Chassés, les ancêtres du Pottok trouvèrent refuge dans les massifs rocheux des Pyrénées et survécurent au climat perturbé des dernières glaciations du quaternaire Les peintures rupestres des grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya représentent des chevaux très similaires au pottok basque actuel et attestent donc d'une très ancienne présence .

Les Basques eurent la sagesse de conserver les troupeaux de pottoks : les paysans locaux les utilisèrent pour l'agriculture. Mais au XIXéme siècle, pour satisfaire aux besoins en charbon de la révolution industrielle, les pottoks furent envoyés dans les mines de charbon ( de la région et du Nord de la France ). Le pottok était apprécié pour sa petite taille, sa force, sa robe sombre donc peu salissante et sa rusticité .

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LES DANSES BASQUES 

Les danses traditionnelles font partie de l’histoire basque.

Jusqu’au XIXe siècle, on distingue surtout chez les Basques de remarquables aptitudes physiques : on leur attribue agilité, robustesse, goût pour les exercices corporels. Un des domaines d’application de ces capacités physiques est la danse, et les Basques sont devenus « ces peuples qui demeurent, ou plutôt qui sautent au pied des Pyrénées », selon la célèbre formule de Voltaire.

 

 

Chaque province basque a ses propres danses. Elles font le plus souvent référence à des évènements ou des traditions anciennes. Par exemple, une danse de la province du Labourd (territoire allant de Hendaye à Bayonne) « Kaskarotak » met en scène un groupe de danseuses portant un panier plat servant à porter le poisson déchargé à l'arrivée des pêcheurs au port.Les danses basques peuvent prendre différentes formes : danses en ligne, danses en ronds, des danses avec épée, panier, foulard …

Elle est interprétée par un txistulari (joueur du txistu et du tambourin) et un dantzari (danseur). Elle est réalisée généralement dans le cadre de mariages, d’inaugurations, de funérailles…La danse la plus connue est le fandango mais les plus populaires localement demeurent les mutxikos.

Cette dernière est une danse en rond où une personne sur scène annonce les « pas » à réaliser. Ce sont les fameux sauts basques.

 

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LA LANGUE BASQUE ( Euskara )

Le Basque se définit d'abord par sa langue : l'euskaldun est celui qui parle l'euskara. L’une des plus anciennes langues d’Europe, antérieure à l’implantation des langues indo-européennes, et dont l’origine est toujours inconnue à ce jour.

Des efforts importants sont faits pour que cette langue, ( environ 30 % de la population est bascophone ), mais sa situation est aujourd’hui encore préoccupante;toutefois, elle retrouve une vitalité nouvelle. Le phénomène du bilinguisme ne cesse de s’étendre, comme dans de nombreuses autres régions européennes. Dans l’Europe d’aujourd’hui, une communauté qui parle sa langue fait la preuve de sa richesse culturelle, de son ouverture aux autres, et de son désir de communication.

Aujourd’hui, l’euskara n’est plus seulement la langue de l’intimité familiale. Elle s’exprime dans la presse , radios et télévision. Elle vit à travers une abondante littérature. Elle se met au service du multi-média et surfe sur Internet. Elle porte une culture singulière et originale, créative et vivante dans toutes ses expressions.

https://youtu.be/9lQ9kNGgA4k

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l' EUSKARA, quel age a-t elle et d'où vient-elle ?

L'Europe a été peuplée par l'homme moderne il y a 40 à 50000 ans, à la période paléolithique. Les données génétiques indiquent que les Basques ont conservé des traits caractéristiques de ces populations paléolithiques qui habitaient le sud ouest de la France et le nord de l'Espagne avant l'installation des populations néolithiques porteuses des langues indo-européennes (il y a environ 8 000 ans). On peut donc penser que la langue basque existait bien avant l'arrivée des Indo-européens, même si nous ignorons à quoi elle ressemblait alors (les premiers témoignages de sa présence datent d'il y a 2000 ans).

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SITE du centre culturel BASQUE -

http://www.eke.eus/fr

José Antonio Aguirre y Lecube

(Bilbao, 6 mars 1904 – Paris, 22 mars 1960) - Sa vie est un roman !

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PRESIDENT ELU D'EUZKADI fidéle à son serment durant 40 ans ,

contraint à l'exil et pourchassé .

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Il assura la fonction de « hendakar « ou président du gouvernement autonome d’Euzkadi (provinces basques espagnoles de l'Alava, Biscaye et Guipuscoa) pendant la guerre d'Espagne. Sa prestation de serment eut lieu à Guernica, le 7 octobre 1936, devant un parterre d'élus du peuple Basque. Il était déterminé à créer une Armée basque afin de combattre au côté des Républicains. Demeuré fidèle à la Seconde République espagnole, Aguirre savait que le futur d'Euzkadi dépendait d’une victoire de la démocratie.

Attitude d'autant plus méritante et courageuse que, en tant que président de l'Action Catholique d'Espagne, ses convictions religieuses auraient pu le rapprocher du camp franquiste, comme l'y incitait la faction la plus conservatrice du PNV.

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En Euzkadi, il forma un gouvernement et constitua un armée comprenant des nationalistes basques, des républicains, des socialistes (PSOE), des communistes (PCE), des anarchistes et autres. Mal armée et à peine entraînée, l’armée basque ou Euzko gudarostea, parvint à mobiliser plus de 100 000 hommes dont le plus grand désavantage était l’absence d’artillerie lourde et d’aviation. Malgré des appels désespérés à ses alliés Indalecio Prieto (ministre de la guerre) et Manuel Azaña (président de la République), le gouvernement républicain ne lui fournit qu'un équipement militaire restreint. Une délégation fut même envoyée à Paris, en décembre 1936, auprès du Président du conseil Léon Blum, afin d'obtenir de la France la vente de matériel de guerre. La réponse du leader socialiste, tenu par les engagements du Pacte de non intervention, fut négative. Seule une opération audacieuse, coordonnée par Lezo Urreztieta et Telesforo Monzón, permit d'acquérir des armes en Tchécoslovaquie puis de les acheminer jusqu'à Bilbao, via l'Allemagne, au nez et à la barbe des autorités nazies. Les historiens conviennent que la situation laissait peu d'espoir aux Basques face à l'encerclement de la Biscaye.

Durant toute la durée de son gouvernement, Jose-Antonio Aguirre veilla à ce qu'aucune exaction ne soit commise contre les franquistes détenus en Euzkadi.  Contrairement aux injonctions de ses alliés de la gauche espagnole, au moment d'évacuer sa capitale, il donna l'ordre de livrer intact le parc industriel de la ria de Bilbao afin de ne pas aggraver la misère de la population civile.

Le 19 juin 1937, les troupes franquistes faisaient leur entrée triomphale dans Bilbao. Aguirre avait transféré son gouvernement à Trucíos avant de rejoindre la Catalogne, où il continua de combattre avec ses hommes aux côtés de la République. Au même moment, à l'insu probable d'Aguirre, le leader PNV Juan de Ajuriaguerra négocia une reddition à Santoña (maintenant en Cantabrie) avec les Italiens du général Roatta (pacte de Santoña), obtenue par l'entremise du Vatican. Furieux, Franco rompit l'accord sine die. Profitant de ce désarroi, quelques officiers de Euzkal Gudarostea proclamèrent alors la « République indépendante d'Euzkadi », dite « République de Santona ». Une fois faits prisonniers, ils furent tous exécutés sur ordre de Franco.

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À la fin de la guerre d'Espagne, le Lehendakari se réfugia en France fin janvier 1939, jusqu'à l'invasion allemande, dix-huit mois plus tard. Poursuivi par des agents pro-franquistes, il fut contraint à un exil incessant qui le conduisit de Paris à New York en passant par Bruxelles, Berlin, Rio, Buenos Aires et Montevideo.

Entretenant l'espoir que les démocraties occidentales favoriseraient la chute d'un régime installé par Hitler et Mussoilini, Aguirre décida de mettre l'important réseau d’exilés basques au service des Alliés jusqu'à la fin de la guerre, puis de collaborer avec la CIA face au camp soviétique. Lâché par Washington, qui décida finalement de soutenir Franco à cause de la guerre froide, Aguirre meurt d'une crise cardiaque, à Paris, le 22 mars 1960, à l’âge de 56 ans. Sa dépouille fut transportée à Saint-Jean-de-Luz . Ses obsèques, impressionnantes, eurent lieu le 28 mars à Saint-Jean-de-Luz.

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En mars 1980, au lendemain du référendum instituant le nouveau statut d'autonomie d'Euskadi et au soir des premières élections libres au Parlement basque, prenant ses fonctions, le Lehendakari Carlos Garaikoetxea, son successeur, rendait un vibrant et solennel hommage à Jose-Antonio Aguirre, là même où le héros de la liberté basque avait prêté serment quarante quatre ans auparavant.

 

textes inspirés de wikipedia (c) et autres sources personnelles -

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